Faut-il un contrat annuel pour être en règle ?
Aucun texte ne l’impose sous cette forme, et beaucoup de sites du secteur prétendent le contraire. Ce que les textes imposent, c’est un résultat et une preuve. Le règlement sanitaire départemental oblige les propriétaires d’immeubles et les directeurs d’établissements à prendre toutes mesures pour éviter l’introduction des rongeurs et à tenir en bon état les dispositifs de protection. Le contrat annuel est le moyen le plus courant de tenir cette obligation et de la prouver, pas l’obligation elle-même.
Mon prestataire laisse des postes toute l’année. Est-ce conforme ?
C’est une question à lui poser, car l’autorisation examinée pour ce site écarte l’emploi du produit en appâtage permanent destiné à prévenir une invasion ou à surveiller l’activité des rongeurs. Un dispositif de surveillance sans produit actif et un traitement en cours sont deux choses différentes, et le relevé permet de savoir laquelle vous payez.
Le piégeage suffit-il ?
Dans certaines situations, oui, et c’est notamment le cas là où un produit n’est pas envisageable : présence d’animaux domestiques, proximité de denrées, lieu accueillant du public. Les conditions d’emploi des produits anticoagulants citent d’ailleurs le piégeage comme mesure de contrôle alternative. La limite est la charge de travail : un piégeage demande des passages rapprochés, donc du temps.
Le traitement ne fait plus effet, faut-il changer de produit ?
Pas avant d’avoir cherché la cause. L’autorisation fixe un repère : si après trente-cinq jours de traitement les appâts continuent d’être consommés sans réduction de l’activité, il faut déterminer la cause probable. Une source de nourriture concurrente, un poste hors cheminement ou un accès non traité expliquent le plus souvent le blocage. Ce n’est qu’après les avoir écartés que la résistance devient l’hypothèse sérieuse.